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Jeudi 20 mars 2008

Aix : Maire et adjoints de nouveau dans leurs meubles demain

 

Le conseil municipal se tiendra dans la salle des Etats de Provence

 

Maryse Joissains entame son deuxième mandat de maire, à la tête d'une équipe partiellement renouvelée.

 

Municipales Aix - Quand Maryse Joissains passera la porte de la salle des États de Provence ce matin à dix heures, elle sera encore dans ses fonctions de maire sortante, élue par la population aixoise en 2001. Comme le veut le code des collectivités territoriales qui régit la cérémonie, elle ouvrira la séance, rappellera les scores du deuxième tour de l'élection, citera le nom des cinquante-cinq conseillers municipaux.

 

En 2001, Jean-François Picheral avait signé les convocations mais n'était pas venu. C'est donc le doyen du conseil, Pierre Baumel, décédé depuis, qui s'en était chargé. Une fois, la séance ouverte, Maryse Joissains redevient simple conseillère municipale le temps que le doyen du conseil prenne son siège pour organiser l'élection du maire. Le vote se déroule à bulletins secrets — des bulletins imprimés Maryse Joissains sont prévus mais rien n'empêche quelqu'un d'autre de se présenter.

 

À l'issue du dépouillement, elle pourra reprendre sa place dans ses nouveaux habits de maire. Et deux rapports sont mis au vote: la création de seize postes d'adjoint sur le mode des délibérations classiques. Les conseillers passent ensuite une nouvelle fois aux urnes pour élire la liste des adjoints. Contrairement à 2001, où il avait fallu voter pour chaque adjoint, cette fois, ce sera un scrutin de liste. Sans panachage, ni vote préférentiel.

 

Les conseillers municipaux votent pour seize noms ou rien, l'ordre correspondant au numéro de l'adjoint mais pas à la délégation. Le maire délègue ses pouvoirs sans consulter le conseil en prenant un ou plusieurs arrêtés par la suite. D'ordinaire, l'installation du conseil municipal se fait le dimanche suivant le deuxième tour (cinq jours francs après l'élection selon le code). Cette année, cela tombe le dimanche de Pâques.

 

Le ministère de l'Intérieur a donc consenti à ce que la cérémonie se tienne vendredi à condition que ne soient installés que le maire et ses adjoints. Il faudra donc refaire une nouvelle installation pour les adjoints spéciaux et de quartiers et le vote des délégations du conseil municipal au maire, qui se font d'ordinaire dans la foulée. Les services de la mairie sont en ébullition pour que l'installation se fasse dans les règles. Comme toute élection, si ce n'est pas le cas, elle peut être invalidée.

 

Par Alexandra Ducamp ( aducamp@laprovence-presse.fr ), Photo Sophie Spiteri

 

par Marc publié dans : UMP - Majorité Municpale - Maryse Joissains
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Mercredi 19 mars 2008

Les quatre vérités de Maryse Joissains

 

Au lendemain de sa réélection, bilan et perspectives avec la députée-maire

 

 

On l'avait laissée épuisée, dimanche soir, dans sa permanence de la Rotonde. Le lendemain après-midi, Maryse Joissains a retrouvé la forme. Dans son bureau, elle évoque le passé récent et surtout l'avenir. Son entourage, ses opposants, ses amis, ses ennemis, ses projets, autant de sujets qui valent d'être abordés à l'aube de son second mandat. Et, surtout, après une campagne électorale qui a laissé des traces. Physiques et psychologiques.

Après sa victoire


"Quand j'ai une réussite ou un échec, surtout une réussite, je pense à mon père. De là où il est, je suis persuadée qu'il me voit. Je vis avec mes morts. Je suis croyante et suis sûre qu'on est comptable de certains comportements. Quand j'ai envie de faire une vacherie, je ne la fais pas parce que je me dis: on sait jamais…"

Si elle avait perdu…

"Je serais restée au conseil municipal, dans l'opposition. J'aurais essayé aussi d'entrer au cabinet de Sarko. Je pense avoir une expertise et une capacité de travail que la moitié des gens de son cabinet n'ont pas. Le Président a un entourage qui est dans la flagornerie." Les élus "J'attends d'eux qu'ils travaillent et qu'ils soient présents. Quand on me dit qu'un conseiller de quartier n'est jamais allé à un conseil d'école, vous croyez que je suis contente? Les élus doivent être là pour recueillir, transmettre et travailler avec le maire pour leur quartier. Ils ne sont pas là pour imposer leurs vues."

Les jeunes élus

"Ils vont être délégués à la proximité et je vais les encadrer pour leur apprendre à travailler. Je ne suis pas tendre au boulot."

Rupture ou continuité

"J'avais fait une feuille de route sur six ans qui comportait ce que je pouvais payer. Il y a encore des engagements qui viennent d'être budgétés et qui vont se concrétiser dans les deux ans. Là-dessus, je suis dans la continuité. Pour autant, il va y avoir aussi le Plan local d'urbanisme. Je vais faire appel à des consultants extérieurs pour aller plus vite. Je voudrais sortir ce PLU fin2010."

La méthode

"Pour concerter, il faut en avoir la capacité. Moi, je fais bâtir les projets en fonction des besoins que nous avons ressentis. Ces besoins, on les identifie, on en discute avec les élus concernés. Quand ils sont bien définis, et je n'attends pas deux ans, je demande aux services et à l'élu d'y travailler avec les CIQ. Je donne un délai. Et puis je vais aux deux dernières réunions. Si je constate qu'on est en phase, c'est bon. Sinon, j'en tire les leçons. On peut être en désaccord avec la population, comme ce fut le cas pour la station d'épuration, mais il faut l'expliquer. Si ce n'est pas un projet d'intérêt public, je l'améliore. Cela m'est arrivé à plusieurs reprises."

Le logement

"Je vais réhabiliter l'intérieur de tous les HLM. Mon idée, c'est de mettre du logement intermédiaire dans les HLM pour casser l'effet ghetto et favoriser la mixité sociale. Mon modèle, c'est ce que nous avons fait à la Grande-Thumine, où les enfants apprennent à vivre ensemble. Il n'y a pas de haine."

La piétonnisation

"Dans trois ans, ça devrait être fait. C'est bien gentil de parler de piétonnisation mais Picheral, en 12 ans, n'avait pas mené de politique de parkings. On va mettre en place rapidement celui de l'hôpital, puis on va vite étudier la possibilité d'en faire un autre sous l'École d'art et sous la place des Prêcheurs. J'ai l'intention de créer en trois ans 2500 places supplémentaires. Tout ce que je sais, c'est que je vais piétonniser ou semi-piétonniser. Je ferai pour le mieux avec les habitants et les commerçants. J'ai envie aussi de semi-piétonniser le quartier des facultés. J'ai donné en ce sens sa feuille de route à Jean Chorro. J'imagine un grand parking de 800 places, gratuit pour les étudiants. J'ai rencontré aussi André Guinde (conseiller général socialiste), afin de mettre en place des cars pour les étudiants qui relient Marseille à Aix tous les jours."

Le clan joissains

"Alain (son mari, directeur de cabinet) prend sa retraite. Il sera près de moi pour s'occuper de la politique. M.Joissains, 25ans après, pèse 13%, soit le même score que M. de Peretti. Il a été un excellent maire, c'est un type qui a été crucifié."

De Peretti

"C'est celui qui a failli me faire perdre. J'éprouve de la répulsion à son égard. Il me met mal à l'aise." medvedowsky "Son ambition ne me gène pas. C'est quelqu'un qui serait en capacité de gérer la ville. Pas comme moi, parce que nous n'avons pas les mêmes options politiques. Je le respecte, je pourrais entretenir une amitié avec lui. Il peut se remettre en selle. Sur cette élection, il a fait très peu d'erreurs: ce n'est pas sa faute si Pezet est parti de l'autre côté, c'est celle de Picheral."

Gaudin

"Je l'ai eu au téléphone et je lui ai dit qu'Aix et Marseille devaient travailler ensemble, tout en préservant leurs identités. J'ai l'intention de rencontrer le président du Conseil général (le socialiste Jean-Noël Guérini, candidat à Marseille contre Gaudin) et le président du Conseil régional (le socialiste Michel Vauzelle). Je travaille avec tous ceux qui m'apportent quelque chose. Je n'ai pas d'état d'âme. Les relations avec Guérini sont bonnes. Elles ont été mauvaises quand Genzana voulait être président du Conseil général. Je voulais défendre mon camp, je voulais faire plaisir à celui qui avait été mon suppléant."

Salord

"C'est une belle intelligence. Mais il est fragile. Et puis c'est aussi un enfant gâté. Tout a commencé quand je lui ai donné les relations Aix-Marseille. Des sirènes lui ont dit alors que je n'étais pas l'avenir et qu'il fallait se tourner vers Genzana. Un moment, il a été flatté d'être reçu par une personnalité comme Jean-Claude Gaudin. Moi, il ne m'a pas considérée comme une grande personnalité, puisqu'il m'avait aidée à être élue."

L'UMP

"L'UMP n'a pas réagi devant les attaques permanentes dont j'ai été l'objet. Ils ont été absents. Christian Kert a réagi à sa façon. Mais je ne demande aux gens que ce qu'ils sont capables de me donner. Je ne vais pas plus loin."

Son successeur

"Il n'y en a pas. Il y a un moment, j'ai cru beaucoup en Salord. Il aurait pu être mon successeur s'il n'avait pas fait le c… Ce ne sera pas forcément quelqu'un qui m'est très proche."

Les sénatoriales

"On verra."

 

Par H.Vaudoit et S.Heddar ( sheddar@laprovence-presse.fr ), Publié le mercredi 19 mars

 

par Marc publié dans : UMP - Majorité Municpale - Maryse Joissains
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Mercredi 19 mars 2008

Municipale : L'énigme de l'échec enfin élucidée...

 

Quand La Provence joue à qui perd gagne

 

Castro.jpgHier, pour habiller son analyse du résultat du second tour de la municipale, La Provence s'est fendue de deux titres bien hardis, l'un à la une, "Pourquoi la gauche n'a pas reconquis Aix", et l'autre en page intérieure, "Quand Pezet et Picheral jouent à qui perd gagne". En gros, ils ont empêché Medvedowsky de "s'installer à la mairie" (je cite). Rien que ça !


Concession : il doit endosser la défaite, ouf ! Victimisation : mais, le pauvre, il n'y est pour rien ! Pour toutes ses autres défaites, notamment à trois législatives, l'enquête suit son cours et on trouvera les coupables.


En attendant, pour l'élection des 9 et 16 mars, désolé, ce n'est pas ce que j'entends. Et ce n'est pas ce que disent les Aixois. Croire qu'ils vont gober ça, c'est assurément les prendre pour des sots, dépourvus du moindre sens politique.


Vous l'imaginez bien, je continue à tout lire : la presse, les sites et les blogs. Je suis assez étonné d'ailleurs de remarquer que certains candidats n'ont affiché ni leurs scores, ni leurs remerciements aux électeurs qui ont voté pour eux. La courtoisie se perd…


On trouve des commentaires là où il y en avait déjà ces dernières semaines, en moindre nombre il est vrai, et il n'y en a aucun évidemment là où ils n'étaient pas autorisés, c'était plus commode. Chacun y va de ses réflexions, plus ou moins pertinentes, et plus ou moins subjectives selon le camp auquel il appartient.


On félicite, on critique, on regrette, on moque même. On cherche les raisons d'une victoire ou d'une défaite, on détaille les stratégies gagnantes ou perdantes, on compte les erreurs, on impute les fautes (surtout là où il y a eu échec). On ne peut que déplorer que certaines contributions frôlent parfois l'insulte.


Des internautes jouent les savants prétendant avoir "entendu dire", avoir été dans le secret des têtes de liste ou même avoir des preuves irréfutables – sans en livrer aucune, bien sûr – sur les coulisses de la campagne.

Il m'arrive de me marrer à la lecture de certaines affirmations, voire sous-entendus ou ragots, concernant la liste "Aix à venir" à laquelle j'ai participé. Comme on dit familièrement, c'est un peu à côté de la plaque.


Qu'on m'excuse mais, ayant suivi toute la démarche de notre liste, j'en sais quand même un peu plus là-dessus. Je vous raconterai tout ça dans les jours qui viennent. Pour aujourd'hui, afin de donner un premier cadre au débat, je me contenterai de poser quelques questions.

 

Mes questions

 

  • Comment peut-on imaginer gagner à gauche toute dans une ville à droite toute ?
  • Peut-on citer un seul exemple depuis les années 60 où la chose a été possible à Aix ? 
  • Les deux grandes municipalités de gauche, de Félix Ciccolini et de Jean-François Picheral, auraient-elles pu gagner sans une ouverture au centre ? 
  • Comment se fait-il qu'avec une forte poussée à gauche pour ces élections municipales, des communes du Pays d'Aix aient rejeté la droite et qu'Aix soit restée la grande exception alors que les conditions d'une triangulaire étaient propices à la gauche ?
  • N'y a-t-il pas un rapprochement à faire avec l'échec de la gauche, en duel certes, à Marseille alors que Lyon et Paris ont amplifié les victoires de la gauche ?
  • Pourquoi les rassemblements prônés par Jean-Noël Guérini pour Marseille et pour Aix ont-ils été aussi incohérents ? A Marseille, il a osé confier la tête de liste d'un secteur à un UMP et passer un accord avec le MoDem. Pourquoi à Aix, Alexandre Medvedowsky, dont on sait qu'il est soutenu par Guérini, a-t-il refusé toute discussion avec le centre et toute fusion avec la liste de Michel Pezet (sans aucun UMP) alors qu'il ne s'est pas gêné pour prendre aussi une UMP en 4e place de sa liste ?
  • Quand on voit le double échec, marseillais et aixois, prévisible au second tour, sans même parler du désaveu infligé à Guérini dans le cas de figure d'Istres, n'est-on pas en droit de s'interroger sur les raisons personnelles qui ont poussé Guérini et Medvedowsky réunis à mettre en œuvre un système de mauvais calculs politiciens et rétrogrades ? N'ont-ils pas perdu toute crédibilité pour incarner la rénovation indispensable et fondatrice d'une gauche enfin moderne et claire ?
  • Enfin, Medvedowsky n'a-t-il pas semé la confusion dans une grande partie de l'électorat de gauche aixois pro-européen en faisant venir à Aix Ségolène Royal favorable aussi bien au Traité constitutionnel qu'à un rapprochement assumé avec le MoDem alors que lui-même a tout fait pour ne réunir que des partisans du Non et développer une stratégie de fermeture en direction du centre ?

 

A vos cogitations ! Je ramasse les copies dans un quart d'heure.

Lucien-Alexandre Castronovo (http://castronovo.canalblog.com/)

par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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Mardi 18 mars 2008

Aix : quand Pezet et Picheral jouent à qui perd gagne

 

Longtemps, Picheral a laissé entendre aux électeurs de gauche qu'il leur faudrait voter de Peretti au second tour. Les électeurs ne l'ont pas suivi. Et Maryse a gagné.

 

Piche.jpgMunicipales Aix - Sept cent cinquante-sept voix, soit 1,34% des suffrages, c'est l'écart qui a permis à Maryse Joissains de l'emporter dimanche. Et le fossé qui empêche encore Alexandre Medvedowsky de s'installer à la mairie. Il en va ainsi de la vie politique : c'était lui le patron, c'est donc lui qui a perdu.

 

Positionnement politique depuis 2001, stratégie de précampagne, composition de la liste, présence sur le terrain… On pourra trouver dans chacun de ces domaines des raisons à sa défaite. Mais c'est d'abord au sein de la famille socialiste que la dynamique de l'échec s'est enclenchée à rebours des espoirs de Medve. Avec dans le rôle du mauvais génie, l'ancien maire Jean-François Picheral. Qui n'a jamais endossé la responsabilité de l'échec de 2001, préférant aller chercher à Marseille l'instrument de sa petite vendetta aixoise, en l'occurrence Michel Pezet.

 

L'idée était alors de l'imposer comme leader du PS aixois et d'éliminer du même coup l'ex-dauphin Medvedowsky, que Picheral tient toujours pour principal responsable de la défaite de 2001. Sauf que Medve ne s'est pas laissé faire. Mais il eut beau gagner le combat en interne, Picheral et Pezet n'ont pas démordu pour autant, sûrs de pouvoir rafler la mise le moment venu, même au prix d'une alliance avec De Peretti. Des mois durant, ils ont d'ailleurs agi comme si leur seul adversaire dans cette élection s'appelait Medvedowsky, avant que Pezet ne rectifie le tir et concentre ses attaques sur Maryse Joissains, à partir de janvier. Sans doute un peu trop tard.

 

Comme l'appel à voter Medve signé par Pezet il y a tout juste huit jours. Et deux jours plus tard pour Picheral. L'occasion de vérifier qu'à Aix, la gauche n'est capable de prendre la ville que dans des circonstances exceptionnelles et seulement si elle part unie au combat. En 2008, elle était loin du compte.


Par Hervé Vaudoit (hvaudoit@laprovence-presse.fr), le mardi 18 mars, © José Nicolas

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Mardi 18 mars 2008

Municipale : Comment je vois ça…

 

Les Aixois ont voté. Disons plutôt les électeurs aixois qui se sont déplacés. Car ils n'ont été qu'un peu moins de 2/3 à le faire. On peut tourner les chiffres comme on veut, Maryse Joissains a été réélue. Même si elle n'avait eu qu'une voix d'avance, c'est elle qui a gagné. Selon le système électoral municipal, elle a donc une majorité absolue de 40 sièges. Ceux de l'opposition sont répartis en deux groupes, l'un de 12 et l'autre de 3.

Ce mode d'élection permet à une liste d'assurer le pouvoir et aux autres d'être repésentés au sein du conseil municipal, même si le nombre de leurs élus n'est pas totalement proportionnel à celui des voix réellement obtenues au second tour. J'ai personnellement été tour à tour minoritaire, puis majoritaire et encore minoritaire et je n'ai jamais trouvé à redire à ce mode de désignation.

Cela dit, comment est composé ce nouveau conseil ?

Il n'y a aucun représentant directement estampillé d'extrême droite. Pour la première fois, un ancien de la LCR siège au conseil mais sous une autre étiquette. Il n'y a plus aucun Vert, vrai ou faux, dans l'équipe de gauche ou dans celle du centre. Le PCF est représenté par une élue mais ce n'est pas inédit, il y en avait pas mal avant les années 60 et deux en 1983.

Il y a des UMP – sur les trois listes élues – et c'est assez nouveau. Aucune liste n'est exempte de transfuges venus de gauche ou de droite ayant rejoint des camps adverses. C'est, à mes yeux, le signe même d'une certaine confusion politique que d'aucuns appellent "rassemblement". Mais, finalement, ils s'aligneront sur les positions des listes qui les ont intégrés. On peut donc imaginer que les débats porteront plus sur les progammes que sur les personnes.

Enfin, il est à noter qu'aucun conseiller général ne fait partie de la majorité, les trois conseillers actuels sont tous dans l'opposition.

 

En bref

  • La réélection de Maryse Joissains n'est pas un plébiscite en sa faveur. Elle ne gagne qu'en triangulaire et avec un pourcentage inférieur à celui de 2001. Il y a donc bien un désaveu à l'égard de sa politique, déjà perceptible au premier tour.
  • Alexandre Medvedowsky fait presque le même score que le maire sortant et rate l'élection de 747 voix. Cela fait penser aux 553 voix d'écart de 2001 entre Maryse Joissains et Jean-François Picheral mais c'était plus difficile car c'était un duel.
  • Après les suspicions sur la tenue des listes électorales, y aura-t-il une vérification en bonne et due forme afin de lever tous les doutes ?
  • La différence des scores étant infime, Alexandre Medvedowsky compte-t-il exercer un nouveau recours et, si oui, le maintiendrait-il cette fois-ci ?
  • Que vont donner les plaintes réciproques entre Maryse Joissains et François-Xavier De Peretti suite aux péripéties liées au tract infâme qui a atteint ce dernier ?
  • Vendredi, jour d'installation du conseil municipal, Medvedowsky et / ou François-Xavier De Peretti présenteront-ils chacun leur candidature pour l'élection au poste de maire – qui se déroule obligatoirement à bulletins secrets – afin de compter leurs voix ?
  • Cocasserie extrême : à quelles contorsions va se livrer Bruno Genzana, membre de l'UMP et de la majorité présidentielle, actuel président du groupe UMP/UDF au conseil général, et membre de l'opposition municipale, face à Maryse Joissains, elle aussi membre de l'UMP et de la majorité présidentielle ?

 

Je regrette presque de ne pas pouvoir assister à la saison 2 de ce spectacle !

Lucien-Alexandre Castronovo, (http://castronovo.canalblog.com/)

par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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Mardi 18 mars 2008

Communiqué de presse de l'équipe « Aix à venir »

 

mardi 18 mars 2008

 

Commentaires et conclusions de l’équipe « Aix à venir » à propos des résultats de l’élection municipale d’Aix-en-Provence

 

L’échec de la gauche au second tour de l’élection municipale d’Aix est celui d’une stratégie d’union de toutes les gauches dans une ville dont la sociologie électorale se situe à une écrasante majorité à droite et au centre. Le reste ne serait que littérature si les peintres en bâtiment de l’histoire officielle ne tentaient déjà de recouvrir ce fait à coups de rouleaux trempés dans des seaux de contre-vérités.

 

La division de la gauche en trois listes n’explique en rien cet échec. Si cette division a pu nourrir la chronique au cours de la campagne, l’analyse du vote du second tour montre que la liste « Aix pour Tous » a fait largement le plein de nos voix du premier tour, grâce à notre appel inconditionnel à voter pour elle, et malgré l’extrême légèreté politique avec laquelle elle a traité les différentes propositions d’alliance qui lui on été faites après le premier tour pour engager une dynamique de victoire.

 

La gauche, et singulièrement le parti socialiste à Aix, doivent maintenant tirer les leçons de cet échec. Au sein de « Aix à venir », ceux de ses membres qui adhèrent ou sont proches du parti socialiste, souhaitent engager un dialogue constructif avec tous ceux qui partagent aujourd’hui l’idée d’une gauche ouverte.

L’avenir de la gauche, à Aix comme ailleurs, passe par la constitution d’une force suffisamment confiante dans l’universalité de ses valeurs essentielles pour risquer de les partager et de les défendre au delà d’une frontière politique héritée d’un siècle révolu.

 

En parvenant à dépasser 10% au premier tour de l’élection municipale, en rassemblant plus de 5000 électeurs autour d’un projet ambitieux et d’une équipe cohérente et ouverte, « Aix à venir » a initié un mouvement qui ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

 

Merci aux aixois qui nous ont apporté leur vote et leur confiance.

 

L’équipe de Aix à venir

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Mardi 18 mars 2008

Bilan municipales 2008

 

lundi 17 mars 2008

 

"L’opposition vient de rater une chance historique de faire basculer la ville d’Aix en Provence. Pourtant tous les vœux que pouvait formuler le PS aixois pour que sa stratégie triomphe semblaient exaucés : - une vague rose nationale - la neutralisation de l’extrême gauche - la division de la droite aixoise - le désistement de la liste Pezet après qu’elle ait fonctionné comme une pompe à voix du centre gauche - le maintien de la liste De Peretti qui a immobilisé 13% des voix du centre droit, qui libérées seraient allées chez Joissains.

 

A cet égard, nous ne laisserons personne imputer la responsabilité de l’échec du PS à quelque individualité ou groupe de personnes extérieures, car c’est bien l’aveuglement de ses leaders qui est la seule explication de sa chute. Nous disposons même de preuves émanant du PS qui indiquent la préférence de sa tête de liste pour le maintien de la liste Génération Aix au deuxième tour. Malgré ce concours exceptionnel de circonstances favorables, la stratégie d’une conquête d’Aix fondée sur l’alliance traditionnelle de la gauche et de l’extrême gauche a échoué. A l’inverse, nous avions préconisé inlassablement depuis novembre 2006 l’alliance de toute l’opposition municipale jusqu’au centre inclus. C’est cette alliance qui a été proposée à Alexandre Medvedowsky entre les 2 tours et qu’il a sans surprise refusée. C’est la nécessité de cette alliance que nous avons martelée jusqu’au moment où nous avons finalement décidé de renoncer à nous ranger derrière les appareils des partis de la gauche et pris nos responsabilités aux côtés du centre. Nous le regrettons d’autant moins que les résultats électoraux nous donnent finalement raison, et cela quel que soit le prix personnel que nos militants ont payé (exclusion des Verts, perte des mandats électifs). En politique, il faut savoir aller jusqu’au bout de ses idées. La droite aixoise sort de ce scrutin avec une légitimité politiquement incontestable qui va lui permettre de poursuivre et amplifier sa politique de non-aménagement du territoire, de protectionnisme foncier et de clientélisme. Pour reconstruire l’opposition, la route sera longue et elle devra passer par la condamnation des pratiques des états-majors locaux des partis qui ont cru qu’ils pouvaient imposer leur technocratisme sous couvert d’une posture radicale. Il faudra renouveler les leaders et rétablir un dialogue en ne faisant pas l’économie d’une analyse approfondie des données électorales et d’une auto-critique des comportements. Faute de quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets."

 

Laurent Perallat président du Gage

par Marc publié dans : Génération Aix - François Xavier de Peretti
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Mardi 18 mars 2008

Communiqué de la liste Aix en Luttes

 


Nous condamnons avec fermeté les mensonges d'Alexandre Medvedowsky et de Jacques Agopian qui ont prétendu dans leurs tracts que la liste Aix en Luttes leur avait apporté son soutien pour le deuxième tour des élections municipales et cantonales.

Jamais nous n'avons fait part d'un tel soutien, qui est une pure invention du Parti Socialiste et de ses alliés.

Concernant le deuxième tour des élections municipales, nous avions simplement indiqué que la défaite des représentants de la droite serait un désaveu de la politique du gouvernement.

Nous n'avons pris aucune position pour les élections cantonales, ni pour le premier, ni pour le second tour.

 

Que des candidats qui se réclament de la gauche se laissent aller à des manœuvres aussi grossières montre le peu de cas qu'ils font des plus élémentaires principes de la démocratie.

par Marc publié dans : Autres Listes
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Mardi 18 mars 2008

Maryse Joissains garde la mairie d’Aix

 

La mairie sortante UMP gagne la triangulaire

 

Maryse Joissains a profité de l’incapacité de ses concurrents à s’entendre pour conserver la tête de sa ville, après une campagne électorale très éprouvante. La maire sortante a donc tiré les marrons du feu dans la triangulaire qui a marqué ces municipales aixoises. Elle a été réélue avec 44, 28% des voix devant le socialiste Alexandre Medvedowsky, qui totalise 42, 94% des suffrages. Le candidat du MoDem, François-Xavier de Peretti glane lui 12,77% des suffrages.

Malgré le retrait de la liste du candidat socialiste dissident Michel Pezet, entre les deux tours, Alexandre Medvedowsky n’a pas souhaité passer d’accord avec François-Xavier de Peretti auquel il reproche notamment de rester trop proche de la majorité présidentielle. Son choix d’une liste «résolument» marquée à gauche lui aura donc coûté cher. Maryse Joissains fait par rapport au premier tour un bond de près de 11% alors qu’Alexandre Medvedowsky n’a pu refaire son retard malgré une amélioration de son score de près de 13%.

 

Alexandre Nasri

 

par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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Mardi 18 mars 2008

Remerciements

 

La liste "Aix pour Tous" et moi-même tenons à remercier les 23 945 aixois et aixoises qui nous ont fait confiance lors de ce scrutin municipal. Nous mesurons l’espoir de changement qu’ils ont manifesté et leur déception légitime.

 

Sachez que nous ne vous abandonnerons pas.

 

Nous avons la fierté d’avoir mené une campagne digne, sans compromissions, et respectueuse des valeurs qui sont les nôtres.

 

Nous continuerons à mener notre combat avec toutes les forces de gauche ouvertes à  celles de la société civile au sein du conseil municipal mais aussi dans toute la ville et le pays d’Aix. Nous appelons tous celles et tous ceux qui le souhaitent à nous rejoindre afin que triomphent dans notre ville les valeurs de justice sociale, de respect d’autrui, de démocratie locale, de solidarité et d’écologie.

 

Dés le mois d’avril, nous organiserons une grande manifestation festive afin de tous nous retrouver.

 

Alexandre Medvedowsky et "Aix pour Tous"

par Marc publié dans : Aix pour Tous - Alexandre Medvedowsky
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