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Samedi 8 novembre 2003
Un système Joissains?


Faut-il parler d'un clan Joissains à Aix ?

Oui, affirment les opposants au maire, qui brocardent l'omniprésence des Joissains.
« C'est incontestable, un système Joissains est en train de se mettre en place à Aix »,
affirme-t-on à gauche.
« Ils sont en train de faire main basse sur la ville », renchérit François-Xavier de Peretti, qui s'étonne de voir Alain directeur de cabinet à la mairie et Sophie directrice de cabinet à la communauté d'agglomération que Maryse Joissains préside.

« C'est un mauvais procès »,
s'insurge le maire. Sophie, candidate aux cantonales à Aix III, considère qu' « il y a bien des familles de boulangers, de juristes... alors pourquoi pas de politiques ? Et puis je n'ai pas choisi le canton le plus facile ».

Maryse Joissains peut-elle aussi compter sur les réseaux Joissains naguère tissés par son mari ? « Il vaut mieux pas », glisse un industriel local.

8/11/2003 N°1628 Le Point

par Marc publié dans : UMP - Majorité Municpale - Maryse Joissains
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Vendredi 23 mars 2001
 


« On livre à Mme Joissains, sur un plateau, une ville qui va très bien. » Sonné, abasourdi, Alexandre Medvedowski, premier adjoint et dauphin déclaré de Jean-François Picheral, ne s'explique, ni ne digère la défaite. Un bilan économique quasi unanimement reconnu, une droite divisée et des sondages favorables, autant d'éléments qui devaient assurer à « Piche » la tranquille assurance d'un troisième mandat. Bien sûr, l'opération Sextius-Mirabeau et l'aménagement du pont Mirabeau n'avaient pas fait l'unanimité. Et le rapport de la chambre régionale des comptes, publié en début de campagne, qui fustigeait la mauvaise gestion de la ville, avait été du pain bénit pour l'opposition. Mais l'équipe sortante pouvait parier sur l'essor de l'emploi et sur les investissements dans le domaine de la culture pour compenser ces points noirs.


En fait, Jean-François Picheral a campé sur son acquis de 1995 (48 % des voix). Mais, il y a six ans, il avait bénéficié d'une triangulaire tandis que cette fois, le MNR Damien Bariller a obtenu 9,7 % des voix. Non seulement le maire sortant socialiste n'a pas progressé, mais, dans les bureaux de vote qui lui étaient a priori favorables, ceux des quartiers populaires du Jas-de-Bouffan, d'Encagagne, voire des Milles et de Luynes, les listes Joissains ont dépassé les listes Picheral. Si la droite s'est bien reportée, les électeurs de Convergence (8,12 % au premier tour), la gauche de la gauche (communistes, MDC, militants syndicaux et associatifs), ont renâclé à voter pour un homme qui leur avait refusé l'union. Or, à Aix, tout se joue toujours à la marge.


« Nous n'avons pas assez pris en compte le désir de changement des citoyens, analyse Jean-Claude Cette, conseiller et directeur de campagne de Jean-François Picheral, un désir flagrant si l'on considère les résultats dans de nombreuses villes françaises. De même qu'on a négligé leur demande que soient pris en compte leurs problèmes quotidiens, la propreté, la sécurité... Dans les quartiers défavorisés, on ne vote pas pour la culture. »


Maryse Joissains a su, elle, admirablement et non sans démagogie, jouer la carte de la proximité, arpentant les cages d'escalier, distribuant tracts et promesses, mobilisant amis, bénévoles, anciens et nouveaux réseaux et transformant finalement en atout ce qui était à l'origine un handicap : l'absence d'appareil politique. Elle a su - provisoirement ? - faire l'union (avec l'UDF François-Xavier de Peretti et le RPR Jean Chorro) et « vendre » l'image de la femme au moment où la parité mettait celle-ci à la mode. C'est ainsi que, le 18 mars, Aix-en-Provence, ville de droite, a retrouvé un maire de droite


C. R.


23/03/2001 N°1488 Le Point

par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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