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Vendredi 7 mars 2008

Pezet rêve de "recoudre la ville"


Michel Pezet a expliqué devant 500 personnes les fondements de son projet pour relier les quartiers au centre, ironisant avec finesse sur les faux-pas de ses adversaires.

 

Michel Pezet a expliqué devant 500 personnes les fondements de son projet pour relier les quartiers au centre, ironisant avec finesse sur les faux-pas de ses adversaires.Municipales Aix : Il la revendique comme "la seule idée qu'il a vu apparaître dans la campagne", et c'est autour d'elle qu'il a bâti son discours, comme une de ses brillantes plaidoiries: "recoudre la ville". La salle Carnot a fait le plein hier soir pour cet ultime meeting, axé sur le projet urbanistique porté par l'équipe de Michel Pezet. Et c'est à l'homme de l'art, Marcel Masson, ingénieur géologue, qu'il a laissé le soin de le présenter. Dans l'esprit plus que dans les détails.


Aix-simulation-projet-de-renouvellement-urbain.jpgL'idée force est de "relier les grands quartiers au centre" en couvrant l'autoroute A 51, de façon à récupérer une dizaine d'hectares. Un espace à aménager, principalement en parcs urbains, qui raccordera les deux morceaux de ville séparés. "Un trait à tracer", dira le candidat, pour intégrer des populations qui se sentent aujourd'hui écartées. Un espace où réimaginer des équipements futurs. Pourvu qu'ils soient "de qualité et favorisent la rencontre, en tenant compte du quotidien".


Usant élégamment de la métaphore, l'avocat a séduit hier soir en plaidant l'humanité de sa campagne: "Faire de la politique, c'est se dire: je participe à la vie des autres, j'essaie de voir comment je peux l'améliorer". En défendant la culture comme un fondement, "offrons-leur la capacité à rencontrer le beau". Préférant l'ironie légère aux attaques vindicatives, il a déclenché les rires en évoquant "un adjoint aux sports qui visite des hôtels particuliers" plutôt que d'aller voir l'état des gymnases, ou raillant l'illégalité d'un bilan distribué tardivement "Sans doute un problème d'imprimerie".


Il a enfin parlé sobrement de ses rencontres de campagne avec "la solitude, ceux qui ont peur, ceux qui souffrent", qu'il veut prendre en compte pour avancer dans le rapport social.


Cathy Versini,
Publié le jeudi 6 mars 2008, © K.V.

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Vendredi 7 mars 2008

« 48 heures pour convaincre »


Le socialiste Alexandre Medvedowsky, signait hier soir son dernier meeting au Palais des Congrès à Aix-en-Provence. Accordéons et flûte traversière acceuillent les militants et sympatisants venus se faire une dernière opinion avant le premier tour des municipales.
« Fier de [leurs] choix, de [leurs] valeurs et de [leur] projet », le leader de la liste Aix pour tous affiche un air serein, certain d’être présent au second tour.


Comme une jeune mariée,  Alexandre Medvedowsky s’est fait attendre plus d’une heure avant de pointer le bout de son nez. Pour faire patienter la salle (presque) comble, ses colistiers se sont relayés afin de rappeler les thèmes phares de la campagne.


Pour Rémy Jean, militant associatif, l’enjeu est clair : les Aixois doivent «  choisir entre une option de droite qui privilégie les intérêts personnels et la gauche qui favorise la solidarité et qui refuse d’entériner la fracture sociale ». Outre une démocratisation de l’accès à la culture et une réponse au manque de vie associative, la liste Aix pour tous souhaite apporter aux habitants de la Cité une ville plus respirable et moins polluée. « Grâce à un plan climat on souhaite limiter les émissions de gaz à effet de serre », explique Marie-José Valeta, du parti des Verts. « I have a dream », ose même lancer la militante!


Le thème récurrent du logement ne se fait pas oublier non plus ! Christian Maraninchi, du Parti Radical de Gauche, nous rappelle que 8000 familles sont en attente d’un logement à Aix. Comme Rose, 29 ans et mère de famille, beaucoup sont déçus des « promesses non tenues » de la maire actuelle. « Madame Joissains s’était engagée à me fournir un logement, mais ce n’était que des paroles en l’air. J’ai décidé de me tourner vers la liste de Medvedowsky », commente la jeune femme.

 

« Aix mérite Aix pour tous »


« Sept ans après l’élection de Maryse Joissains, c’est la désolation ! Aix traverse une crise de l’habitat et du logement sans précédent », déplore Alexandre Medvedowsky. Le candidat est « sûr de pouvoir incarner le changement ». Sans revenir sur les propositions énoncées par ses colistiers, il rappelle la nécessité de mener une « politique active de centre ville », en préservant le commerce de proximité, et en maintenant le pôle judiciaire au cœur de la ville.   


48 heures avant le premier tour du scrutin le candidat se sent-il fébrile ? « Je suis serein », assure le socialiste, « cela fait trois mois et demi que nous sommes sur le terrain, que nous faisons du porte à porte, des réunions et notre discours remporte l’adhésion ».


Et après dimanche soir? La question des alliances ne semble pas préoccuper le candidat. «Au soir du premier tour nous serons les seuls en mesure de battre Joissain et donc nous devrons lancer un rassemblement encore plus vaste. Mais cela se fera naturellement ». Michel Pezet, dissident socialiste, n’aura t-il d’autre choix que de se rallier à la liste Aix pour tous ?

Déborah Berlioz et Magali Delivet

par Marc publié dans : Aix pour Tous - Alexandre Medvedowsky
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Vendredi 7 mars 2008
Jean-Louis Garello, le retour en force du patrimoine aixois

 


 

48 heures avant le premier tour des élections municipales à Aix-en-Provence nous avons rencontré le docteur Jean-Louis Garello, leader de la liste Droites Aixoises. Après avoir traversé l’Atlantique à la voile en solitaire l’année dernière, il s’est « entièrement consacré à la campagne des municipales, un exercice tout à fait différent ». Patrimoine, identité, sécurité, mais aussi respect, altérité et civisme : autant de valeurs chères au candidat à la mairie. Extraits.

 

Pourriez-vous nous présenter votre liste ?

Notre liste est manifestement à droite de l’UMP, et si elle n’a pas de sigle de parti, c’est qu’elle réunit des gens du Front National, de l’UMP, des royalistes avec une préoccupation spirituelle religieuse catholique très marquée, des athées et également deux personnes - dont je tairai le nom - qui adhèrent à des mouvements de réflexion d’obédience maçonnique. Il est évident qu’afficher les sigles de ces diverses appartenances ne présentait qu’un intérêt limité. Ce groupe très éclectique se rassemble autour d’un socle de valeurs communes très forte, fruit d’un brainstorming entrepris ensemble.

 

Les sondages publiés dans la Provence vous créditaient début février de 2% et fin février de 4% des voix. Le FN n’aura finalement pas de liste suite à l’erreur d’Honoré Beyer qui n’a pas déposé sa liste dans les délais à la sous-préfecture. Qu’espérez-vous de ce premier tour en termes de pourcentage ?

Ce que nous pensons, c’est que les électeurs du Front qui ne sont pas militants voteront pour nous. Ils n’obéiront pas au mot d’ordre des directions qui ne souhaitent pas qu’ils votent pour nous. Mais je pense – j’espère - récupérer 70% des suffrages aixois qui votent habituellement pour le Front et passer la barre des 10%. Nous bénéficions peut-être pour ça d’une décrue manifeste de la popularité de Mr Sarkozy, nous espérons récupérer à la fois les déçus du sarkozysme et les frontistes non encartés. Ce qui peut faire le même score qu’il y a cinq ans. Vous savez qu’il ne manquait que quelques dizaines de voix pour pouvoir passer la barre des 10% en 2001 ? (Monsieur Garello était alors en deuxième position sur  la liste MNR menée par Damien Bariller – ancien bras droit de Bruno Mégret -  qui avait recueilli 9,75% des suffrages, NDLR)

 

Si votre liste obtient entre 5 et 10% des suffrages, seriez vous prêt à fusionner avec une autre liste ? On pourrait penser que la liste la plus proche de la vôtre serait celle de l’UMP représentée par Madame Joissains…

Si Mme Joissains nous faisait une offre… Ou de Peretti, pourquoi pas ? Enfin l’une de ces deux listes…  J’imagine difficilement Mlle Charcosset m’offrir quelque chose ! Et je pense que Pezet et Picheral se situent un peu comme moi, c’est à dire qu’ils ne seront pas en position de recevoir. Mais il faudrait vraiment que l’offre soit très généreuse. Si par exemple une liste nous disait « Nous fusionnons et vous aurez la culture, la sécurité et la vie associative », là oui, pourquoi pas. Mais je doute qu’ils puissent aller jusque là. Nous avons un certain nombre de thèmes, d’idéaux, de valeurs, et au fond nous voulons vivre dans notre cité les valeurs de notre civilisation. Je résume : si on nous donne la possibilité de mettre en œuvre le cadre qui permettra à nos citoyens de vivre ces thèmes, pourquoi pas, mais il nous faut la culture, la sécurité, la vie associative. En dehors de ça, nous n’avons envie de faire gagner personne, même à 10% ! Si nous sommes à plus de 10%, nous pouvons nous maintenir.  Mais si nous nous maintenons en n’ayant pas fusionné, nous n’aurons pas de responsabilités.

 

La sécurité est un thème récurrent de votre campagne. Que pensez-vous de la vidéosurveillance ?

La sécurité, il m’a semblé qu’elle devait être équilibrée par la solidarité. La vidéosurveillance c’est bien, mais s’il y a une bagarre entre deux personnes, si quelqu’un est agressé, il faudrait se sentir suffisamment citoyen pour pouvoir lui venir en aide et non pas se dire « Bon il y a la caméra, on trouvera bien le coupable donc ne nous inquiétons pas ». J’ai bien aimé cette démarche intellectuelle de mes colistiers qui étaient toujours à la recherche de cet d’équilibre. Il n’y avait pas de valeurs figées. Sécurité/solidarité, liberté/civisme. J’aime bien cet équilibre. Je suis d’ailleurs psychiatre de métier.

 

Mr De Peretti propose la construction d’une mosquée pour la communauté musulmane d’Aix-en-Provence. Quelle est votre position sur la question ?

L’Islam est bien autre chose qu’une simple religion, une simple spiritualité. L’Islam, c’est un mode de gouvernement d’un pays. Des lieux de culte musulman en ce moment à Aix, il y en a  pas loin de 50 qui ont été dénombrés, qui sont souvent des lieux privés transformés en lieux de culte. Alors des lieux de culte musulman à Aix, il y en a. Et il y en a à la satisfaction des pratiquants du culte musulman. Construire une mosquée, c’est construire un centre. Ce n’est pas uniquement cultuel, c’est également culturel au sens que c’est une école de citoyenneté islamique. J’estime que la France , même si elle a accouché en 1905 avec difficulté de sa loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, a fait là une loi qui me paraît très  intelligente. Et je trouve complètement aberrant que l’Etat français puisse donner son soutien à un mode de fonctionnement gouvernemental non démocratique, qui est le gouvernement de l’Islam. Apparemment, cela semble très généreux de dire « Je vais vous construire une mosquée ». En fait, soit il n’a pas réfléchi, soit il se masque la vérité, mais ce n’est pas un acte anodin, loin de là !

 

Comment jugez-vous votre campagne ?

Nous avons eu l’impression en distribuant nos tracts d’être bien reçus. Les gens sont très corrects. Nous, nous avons eu une campagne qui a été très agréable. Nous n’avons été l’objet d’aucune injure, d’aucun rejet. Cela n’a pas été vrai partout. Je sais qu’il y a eu des tracts d’une horreur abominable, et cela nous a été épargné. Peut-être parce qu’on ne nous estimait pas assez dangereux. Mon épouse est Suisse, et en Suisse, la politique n’existe pas comme chez nous, c’est l’acte civique au quotidien. On fait de la politique en marchant dans la rue, parce qu’on respecte les passages cloutés et on ne laisse pas son chien faire ses besoins dans la rue. Il y a une espèce de conscience citoyenne en Suisse qui amène jusqu’au référendum d’initiative populaire, et ça c’est une idée que je développerai volontiers.

 

Le scrutin a lieu dans moins de deux jours, que désireriez-vous dire aux électeurs ?

Je dirais aux électeurs : voulez-vous vivre au sein de votre cité les valeurs de votre civilisation ? Alors le vote logique, le vote de bon sens, c’est le vote pour notre équipe dont justement, la promotion des valeurs de la civilisation française – je crois qu’on peut dire française, et également européenne - sont au cœur de nos préoccupations.

 

Propos recueillis par Maxime Sténuit

par Marc publié dans : Autres Listes
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Jeudi 6 mars 2008

Aix à la une sur LCM

La ville d'Aix-en-Provence sera à la une de l'émission matinale de La Chaîne Marseille (LCM) le 6 mars à 7h30, 11 H30 et 17H30. A quatre jours du premier tour des municipales, Michel Pezet candidat dissident PS (liste "Aix avenir"), et son homologue pour le MoDem,  François-Xavier De Peretti, (liste "Génération Aix") débattront des enjeux de leur commune.

A noter que la maire UMP sortante, Maryse Joissain et le candidat investi pour le PS, Alexandre Medvedowsky, ont pour leur part refusé de participer à ce débat.

par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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Jeudi 6 mars 2008

Aix : Les hommes des candidats


Municipales Aix : Ils ne posent pas sur les photos officielles. Mais ne sont jamais bien loin de l'objectif. Leur téléphone portable est leur meilleur ami, l'art de l'euphémisme, leur plus solide allié. Origines plurielles et parcours forcément singuliers, ces directeurs de campagne oeuvrent dans l'ombre des candidats à façonner leur image, définir les stratégies de communication, gérer les équipes de campagne, surveiller la concurrence.


Tout en parant les torpilles qui viennent, aussi parfois, de l'intérieur. Un travail à plein-temps pour ces hommes au caractère plutôt rond en apparence et au sang-froid nécessaire pour déjouer les attaques sur le terrain -forcément miné - de la politique. Ami, éminence grise, conseil... Ils donnent tout leur temps à la cause. Rencontres.



Avec Michel Pezet : Antony Sette, le jeune loup rocardien


A 32 ans, l'auditeur financier porte une double casquette : celle de directeur de campagne et n°5 de la liste.


En 1994, Antony Sette est élu conseiller municipal à Salernes (Var). Il a 19 ans. "Mon père était élu, président du club de foot et d'autres associations, il en avait marre. Le maire de l'époque voulait un jeune. Je l'étaiset j'avais un nom." Aujourd'hui, à 32 ans, c'est le directeur de campagne d'un vieux loup du PS et le troisième homme de la liste PS dissidente derrière Michel Pezet et Jean-François Picheral (le 5 e colistier par le jeu de la parité).


Entre-temps, Antony Sette a fait une école de commerce, lu Les moyens d'en sortir de Michel Rocard, que son père admirait, et transformé le respect atavique en collaboration fructueuse. "Je lui ai écrit et j'ai harcelé sa secrétaire jusqu'à ce qu'il m'accorde un rendez-vous…" Alors député européen, Rocard se laisse séduire par ce jeune impétueux, l'aide à troquer un quelconque statut de grouillot dans une obscure caserne contre un poste au ministère de la Défense avant de le garder comme collaborateur et de l'entraîner dans les coulisses du Parlement européen. "Il m'a appris à lire et à écrire, il me faisait refaire vingt fois le même courrier", raconte-t-il aujourd'hui.


De sa collaboration avec le meilleur ennemi de François Mitterrand, il a gardé un conseil avisé: "Il m'a toujours dit:'Si tu veux faire de la politique, il faut s'assumer financièrement, sinon tu seras toujours dépendant de quelqu'un'". Après une année et demie de collaboration, il trouve un job à Marseille, et milite dans la circonscription de Marie-Arlette Carlotti. Il suit Science-Po en cours du soir et poursuit un cursus pour décrocher le diplôme d'expert-comptable. C'est Fleur Skrivan, une des proches de Medvedowsky, qui lui parle de l'espace politique "à occuper" à Aix.


Il deviendra secrétaire de la section centre, avant de se brouiller avec la frange Medvedowskyste du PS aixois. Officiellement "parce que je ne voulais pas faire la campagne du non au traité constitutionnel". Officieusement, il commençait déjà à pencher sérieusement vers Michel Pezet… un proche de Rocard. Son job aujourd'hui? Trouver les moyens de sortir Pezet de son statut d'outsider.



Avec Maryse Joissains : Patrick Ardizzoni


Il n'a pas laissé tomber la gestion des affaires de Jean Chorro pour diriger la campagne de Maryse Joissains.


Après avoir "aidé" à la présidentielle, puis enchaîné la campagne législative dans la XIVe , Patrick Ardizzoni mène activement sa première campagne municipale pour Maryse Joissains. Mais son visage tranquille, presque poupin, disparaîtra du paysage après le deuxième tour. "Je retournerai à mes affaires. J'estime qu'on ne peut pas tout faire bien en même temps, donc je donne un coup de main jusqu'à l'élection, c'est tout…"


Le coup de main en question, c'est quand même l'organisation globale de toute la campagne — en tant que directeur, même s'il n'aime pas le titre — dans une équipe de tempéraments. "Maryse Joissains fait ce qu'on lui dit mais c'est vrai qu'elle est capable de faire exactement l'opposé de ce qu'on peut lui conseiller", avoue-t-il. Ça fait partie du personnage. Comme Alain et Sophie Joissains, qui ne sont jamais bien loin. "Patrick est organisé, rigoureux, dit Maryse Joissains. Avec Alain, c'est trop affectif, ça ne pourrait pas marcher. Patrick a une expérience professionnelle forte et c'est quelqu'un de l'extérieur."


De l'extérieur mais pas de très loin. "Je travaille avec Jean Chorro depuis trente ans", explique-t-il, sans s'apesantir sur le fait qu'il a épousé sa fille et qu'il gère 450 salariés dans les établissements de santé de son beau-père. Il est entré au RPR en 1984 et a fait la bascule à l'UMP. Comment s'est-il fait une place dans ce que les adversaires qualifient de clan Joissains? "Vous savez, on m'a toujours dit que j'étais la pièce rapportée, mais comme je travaille…". C'est sa clé: une organisation drastique, des journées qui n'en finissent pas et une attitude de chef d'entreprise, qui aime "déléguer": "On définit une ligne, on n'en change pas. Je réponds à toutes les questions, mais c'est toujours la même réponse".


Ferme mais pédagogique. Savoir brider les colleurs d'affiche qui voudraient s'étendre trop à l'image des concurrents, ne pas froisser les susceptibilités et donner un rôle à chacun dans les réunions publiques, convaincre Maryse Joissains de parler à un média qu'elle déteste… "Je m'énerve jamais, je crois que je suis apaisant."


 

Avec Alexandre Medvedowsky : Olivier Sana, l'ami de vingt ans


Son parcours suit fidèlement celui d'Alexandre Medvedowsky. Très fidèlement.


Olivier Sana, un porte-serviette? "Ça dépend de ce qu'il y a dans la serviette", répond-il en esquissant un rictus. Pas de stratégie politique, ni de conseils en image définitifs: "Nous prenons des décisions collégiales, assure Alexandre Medvedowsky. Mais Olivier, c'est une cheville ouvrière, il organise, c'est un bon régulateur". Et surtout un fidèle, qui aime garder sa part d'ombre quand c'est le candidat qui prend toute la lumière.


À 16 ans, Olivier Sana entre au PS, où son père Christian est un militant de la première heure. Sa première campagne municipale remonte à 1989 avec des missions de "militant de base" derrière Jean-François Picheral et Medve: tractage, affichage, porte-à-porte. Aux législatives de 1993, il participe à l'élaboration des documents de campagne pour Medvedowsky et après la victoire à l'hôtel de ville en 1995, c'est lui qui l'embauche comme chargé de mission à la communication de l'OPHLM.


À partir de ce moment-là, le parcours d'Olivier Sana se règle sur les pas de l'énarque. Directeur adjoint de sa campagne des cantonales en 1998, il le suivra après la victoire dans les arcanes du Conseil général puis encore dans le rôle du plus proche collaborateur quand Medve décroche la présidence de l'Europôle de l'Arbois. Dont il est actuellement en congé pour faire la campagne de… Medvé. "C'est sûr, je ne ferai pas ça pour quelqu'un d'autre, ni ailleurs, avoue-t-il. Nous sommes toujours d'accord sur les valeurs politiques que nous voulons promouvoir."


Olivier Sana pratique volontiers l'autoflagellation dès lors qu'il évoque ses relations avec "un ami avant d'être un patron" et surtout un homme "qui ne l'a jamais déçu". "Tout ce qui est bien, c'est grâce à lui. Tout ce qui ne va pas, c'est à cause de moi, lâche-t-il, lucide. C'est mon travail aussi de dire des choses qui ne sont pas faciles à entendre." Son meilleur souvenir avec Medve? Pas une victoire politique mais quand il a procédé à son mariage. Son avenir en cas de victoire? Au cabinet, vraisemblablement. Jamais très loin, mais pas dans la lumière.



Avec François-Xavier De Pereti : Pierre Terrier, le stratège.


Débarqué de la planète politique Rhône-Alpes, Pierre Terrier dirige la campagne de FXdP et déroule -outre une rhétorique digne des dialogues d'Audiard- un vocabulaire de marketing politiquesans doute hérité de ses débuts dans la pub: "Il faut créer du désir, dit-il, mais on fait attention à la survente".


L'homme, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions dans le cadre de cet article, ne vend pas son candidat comme un vulgaire pot de yaourt, mais reste sûrement, de tous les collaborateurs cités ici, le plus influent stratège. Il lâche : "J'ai vu tomber Dubedout à Grenoble". Pour ne pas dire Alain Carignon gagner en 83un historique bastion PS? Il dit: "J'ai fait du conseil en stratégie politique à Lyon".


Pour ne pas évoquer Michel Noir? Disons qu'il préfère emprunter à René Char — "Penser en stratège, agir en primitif" — et voir grand: "J'ai rejoint De Peretti quand j'ai vu que Napoléon perçait sous Bonaparte". Waterloo ou Austerlitz? Réponse bientôt.

 

Alexandra Ducamp (aducamp@laprovence-presse.fr), Publié le jeudi 6 mars 2008

par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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Jeudi 6 mars 2008

De Peretti à la conquête de l'Ouest

Hier soir, au Bois de l'Aune, devant 400 personnes, Génération Aix a donné son dernier meeting.

Hier soir, au Bois de l'Aune, devant 400 personnes, Génération Aix a donné son dernier meeting. 

Municipales Aix :
Deux shows à l'américaine au Pasino, des réunions de proximité aux Milles, à Puyricard et le meilleur — ou le pire — pour la fin… S'il reste persuadé que l'élection peut se gagner au centre, François-Xavier de Peretti était parti, hier soir, à la conquête de l'Ouest. Un fief de gauche, qu'il laboure depuis son entrée en campagne et où il s'était pris une rouste au premier tour en 2001.


Les cow-boys de Génération Aix sont donc venus, hier soir, flatter une réserve de voix dans la salle du Bois de l'Aune. Et Joëlle Guinde, présidente du comité de soutien et cousine d'André, colistier de Medvedowsky, d'évoquer "l'homme droit et honnête". Andréa Ferréol, elle, dégaine ses ambitions d'adjointe à la culture, son désir "de donner envie d'avoir envie" (oui, oui, c'est du Johnny).


Au dernier rang, mon voisin, un quinqua du quartier, tique. Cyril di Méo s'attaque alors à un message qui aurait été plus clair avec des signaux de fumée sur les guerres d'appareils, la nécessité de "transcender les clivages" avant de lâcher: "Toutes les rumeurs ont circulé, dans cette campagne, on prend des coups". Toujours le même au fond de la salle: "Mais de quoi il parle?". Quand Bruno Genzana harangue d'un "Donnez le meilleur de vous-même", mon voisin pousse un soupir. Et quand De Peretti sort ses munitions et son programme pour le quartier, mon voisin respire un peu. C'est bon, il n'est pas chez les Indiens.


Enfin, pas encore. "Je veux redonner au maire du quartier un véritable pouvoir, avec un budget affecté, plus d'animations, donner un centre à ce quartier qui n'en a jamais eu", annonce FXDP. Avant de décocher trois flèches sur Pays d'Aix Habitat, qui "a l'arrogance de se construire un siège social alors que les charges augmentent et que les prestations baisses". Très à l'aise au comptoir du saloon, De Peretti s'emporte sur cette campagne qu'il juge "dégueulasse". Mais il préfère tirer sur la presse que sur le pianiste.


Quand il demande que le représentant de La Provence se montre et que la salle s'éclaire, on craint ledémocrate", on se la joue pas Far West. Mon voisin, lui, n'a pas attendu le mot "Fin".
goudron et plumes… Quand on se dit "


Inacceptable


François-Xavier de Peretti perd des points dans les sondages et les pédales en public. Hier soir, le candidat a ainsi fait rallumer la salle afin de désigner à la vindicte notre journaliste envoyée pour couvrir la réunion. Un réflexe d'un autre temps dont nous avions jusque-là un souvenir singulier, lors d'un meeting à Marseille, avec dans la posture de FXdP un certain Jean-Marie Le Pen. Nous emploierons donc à l'endroit du candidat MoDem le même adjectif utilisé naguère pour qualifier les propos et la mise en scène du leader d'extrême droite: inacceptable.


D'autant plus, d'ailleurs, que notre conception du devoir d'informer n'a jamais varié: qu'elle soit, ou non, agréable à entendre, toute vérité reste bonne à dire. Y compris celles que FXdP nous a longtemps dévoilées. Pour elles et pour lui, nos colonnes sont toujours restées ouvertes, quand bien même ses adversaires auraient préféré le contraire.

Comme tous les candidats à l'élection municipale, il a été invité, trois semaines avant le jour J, à notre débat du 26 février. Lui et lui seul a décliné l'invitation. Aujourd'hui, il doit assumer sa stratégie. Sans chercher à noyer la réalité dans le marigot où flotte encore un tract rédigé par l'un de ces esprits faibles qui allument la lumière quand il faudrait l'éteindre.


Alexandra Ducamp et Hervé Vaudoit
, Publié le jeudi 6 mars 2008, © Karine Villalonga

par Marc publié dans : Génération Aix - François Xavier de Peretti
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Mercredi 5 mars 2008

Medvedowsky et Joissains rêvent déjà du second tour

Lundi 3 mars au restaurant Les 2 Frères, Alexandre Medvedowsky et Maryse Joissains-Masini étaient invités par Télévision Provence à discuter des questions de logement et de transports à Aix-en-Provence. Retour sur un débat entre deux candidats qui se voient déjà au second tour.


medve2.thumbnail.jpgundefinedL’ambiance est décontractée. Galvanisés par les derniers sondages qui les donnent gagnants le 9 mars prochain, Maryse Joissains-Masini et Alexandre Medvedowsky semblent confiants à quelques jours du premier tour des élections municipales. Loin du combat de coqs, les invités plaisantent ensemble et affichent leur sérénité, comme s’ils avaient déjà gagné la bataille.

S
ur le fond, pas de surprises. Alexandre Medvedowsky reproche à la député-maire sortante son absence de stratégie en matière de politique du logement, notamment en ce qui concerne la construction de logements sociaux. En réponse à cette attaque, Maryse Joissains-Masini s’appuie sur les chiffres de la Semepa et insiste : « Nous avons construit autant de logements [lors de notre mandat] que les années précédentes ». Une référence à l’action de son prédécesseur socialiste Jean-François Picheral, qui comptait dans son équipe Alexandre Medvedowsky. De son propre aveu, elle « aurait pu faire plus », mais les moyens alloués par l’Etat et les collectivités territoriales ne sont pas à la hauteur des besoins et de ses ambitions, affirme la candidate. Les deux candidats tombent néanmoins d’accord sur un point : « l’effort à faire » doit être supporté par l’ensemble des trente-quatre communes du pays d’Aix.

Autre sujet du débat : le transport. « On est malades de la voiture ! » lâche le leader d’"Aix pour Tous". Il s’insurge contre le manque de solutions alternatives efficaces, dû à « quarante années de choix et de non choix de la part des pouvoirs politiques : maire d’Aix, maire de Marseille, président de la région, etc. ».

L’avenir : le ferroviaire
 

Elle aussi déterminée à lutter contre le « tout voiture », la député-maire sortante défend son bilan face aux accusations d’Alexandre Medevedowsky : « Depuis sept ans, nous avons multiplié les parkings […], nous avons lancé le covoiturage […] ». Prudente, elle promet moins qu’en 2001, mais conserve tout de même l’objectif de « la gratuité des transports […] pour des publics ciblés : personnes âgées, familles nombreuses… ». N’en déplaise à ses détracteurs. Malgré leurs opinions politiques divergentes, les candidats croient tous deux au développement du ferroviaire dans la région pour résoudre à long terme les problèmes de circulation à Aix-en-Provence. En attendant, chacun a ses chevaux de bataille. Multiplier les voies réservées aux bus, accroître leur amplitude horaire, prévoir « un maillage transversal entre les différentes communes du pays d’Aix » pour la tête de liste PS. Continuer le covoiturage, assurer un service de bus à la demande en soirée, et sécuriser les couloirs de bus existants sont les priorités de Maryse Joissains-Masini.

Le temps manque pour aborder d’autres sujets. Qu’importe, les deux candidats sont certains de se retrouver au second tour et ne s’en cachent pas. Alexandre Medvedowsky conclut même, mi-sérieux mi-amusé, «l’heure avance, nous pourrons peut-être continuer ce débat entre les deux tours !» 

Viviane Le Guen et Camille Séguy
 

par Marc publié dans : Aix pour Tous - Alexandre Medvedowsky
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Mercredi 5 mars 2008
Le Débat entre Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky


 


Le débat entre Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky

envoyé par televisionprovence
par Marc publié dans : Aix pour Tous - Alexandre Medvedowsky
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Mardi 4 mars 2008
Triangulaire au coude à coude au second tour (sondage)

Les trois principaux candidats en lice pour les municipales à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) seraient au coude à coude dans une triangulaire au second tour, selon un sondage OpinionWay réalisé pour la télévision locale LCM (La Chaîne Marseille) et rendu public mardi.
Au premier tour, la liste de la maire sortante Maryse Joissans (UMP) comme celle du PS Alexandre Medvedowsky sont à égalité totale d'intentions de vote (30%), devant le MoDem François-Xavier de Peretti (25%) et la liste DVG de Michel Pezet (10%), trois autres listes se partageant les 5% restant.
Au second tour, Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky seraient toujours à égalité (34%). Mais en cas de triangulaire, comme il est vraisemblable, et en cas de fusion des listes Peretti et Pezet, comme il est également envisagé à Aix-en-Provence, ils seraient talonnés de très près par cette troisième liste (32%).
Le sondage a été réalisé par téléphone du 28 février au 1er mars auprès d'un échantillon représentatif de 609 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).
Depuis la mi-février, c'est le quatrième sondage montrant que le scrutin s'annonce extrêmement serré à Aix. Lundi, TNS-Sofres-Logica pour le quotidien La Provence donnait jeu égal (30%) au 1er tour entre Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky, suivis de de Peretti (20%) et Pezet (10%). Un second tour avec triangulaire donnait une avance au candidat PS (41%) sur l'UMP (37%) et le MoDem (22%). Le sondage évoquait également l'hypothèse d'une quadrangulaire dans laquelle l'UMP était cette fois en avance d'un point (35%) sur le PS (34%).
Lundi également, l'Ifop a donné une très courte tête d'avance à Mme Joissains (31%) sur M. Medvedowsky (30 %), suivi de de Peretti (20%) et Pezet (14%). Ce sondage ne mentionnait pas de second tour. A la mi-février TNS-Sofres donnait égalité parfaite au second tour (36%) entre l'UMP et le PS, avec en troisième position la liste du MoDem (28 %).

© 2008 AFP.

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par Marc publié dans : Analyse - Articles Généraux
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Mardi 4 mars 2008

"Aix à Venir": Faut-il deux leaders pour convaincre les aixois?


Les Aixois semblent porter un intérêt nouveau à la liste « Aix à Venir », emmenée par Michel Pezet et Jean-François Picheral, selon un communiqué de presse émis aujourd’hui par leur équipe de campagne.


undefinedimages-copie-1.jpg Trois semaines après le très controversé sondage TNS-Sofres-Logica publié par La Provence (12.02.2008), qui donnait Alexandre Medvedowsky (PS) et Maryse Joissains (UMP) gagnants à égalité au 1er tour, suivis de près par François–Xavier de Peretti (MoDem) et qui reléguait en bas du tableau Michel Pezet (dissident socialiste) avec 8 % des voix, l’équipe d’ « Aix à Venir » a fait procéder à une nouvelle étude de sondage par l’IFOP, les 26 et 27 février derniers.


Réalisé par téléphone auprès de 504 personnes, représentatives de la population d’Aix-en-Provence, âgée de 18 ans et plus, et inscrite sur les listes électorales, le sondage IFOP crédite Michel Pezet et Jean-François Picheral de 14% des intentions de vote, à la quatrième place derrière Maryse Joissains (31%), Alexandre Medvedowsky (30%) et François-Xavier de Peretti (20%).


Pour Michel Pezet, à une semaine du premier tour, ce nouveau sondage « confirme le fait que nous ressentons une forte dynamique autour de notre initiative », contrairement aux résultats publiés dans La Provence du 12 février. Donné perdant, loin derrière les trois challengers, le candidat socialiste dissident avait alors fortement contesté la crédibilité du sondage. En cause : la formulation de la question posée par les enquêteurs de l’institution TNS-Sofres- Logica, qui ne mentionnait pas l’ancien maire socialiste d’Aix-en-Provence, Jean-François Picheral, n°3 sur la liste « Aix à Venir ». 


Progression « fulgurante »


La tête de liste aurait-elle des difficultés à mobiliser les Aixois sous son seul nom ?


Apparemment oui, à en juger le taux de progression « fulgurant » des intentions de votes pour « Aix à Venir » lorsque la question posée inclut le nom de Jean-François Picheral (1).
Michel Pezet, quant à lui, se dit satisfait de ce nouveau résultat, signe que « les Aixois, maintenant mobilisés pour cette élection, portent un intérêt nouveau à notre liste, loin des querelles et des coups-bas auxquels se livrent nos adversaires, mais bien sur aussi à notre projet, le plus ambitieux et le plus réaliste dans cette élection ».


Verdict le 9 mars prochain.


Camille Séguy & Viviane Le Guen




(1) Question : Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l’élection municipale pour élire votre Maire, ici à Aix-en-Provence, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? (…) la liste de gauche conduite par Michel Pezet et Jean-François Picheral (…)

(Source : Ifop – Le climat électoral à Aix-en-Provence – Février 2008)

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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