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Les pouvoirs publics affichent leur volonté de sauver la Fondation Vasarely
Les pouvoirs publics ont affiché leur volonté de "tout mettre en oeuvre" pour sauver la Fondation Vasarely, mardi lors d'une réunion à la sous-préfecture, a indiqué l'administrateur provisoire de
la fondation, Me Xavier Huertas.
"Il existe aujourd'hui une volonté des membres de droit et fondateurs de tout mettre en oeuvre pour bâtir l'avenir", a déclaré à l'AFP Me Huertas qui a lancé plusieurs procédures judiciaires pour récupérer les centaines d'oeuvres dont le peintre hongrois (1906-1997) avait doté la fondation.
Outre le député-maire UMP d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains, et le maire UMP de Gordes (Vaucluse), Maurice Chabert, ont participé à cette réunion le sous-préfet Hubert Derache, la direction régionale des affaires culturelles et trois membres de la famille Vasarely --André, fils aîné du peintre, son épouse et Pierre, petit-fils et légataire du peintre.
Ils ont soutenu le renouvellement du mandat de Me Huertas, nommé en octobre pour six mois à la tête de la fondation, et se sont fixé rendez-vous dans un mois. Mme Joissains a insisté sur la nécessité d'un projet culturel alors que la ville consacre 100.000 euros par an à la fondation.
La Fondation entend faire annuler en justice un arbitrage successoral qui l'a, selon elle, dépouillée frauduleusement en 1995.
Une assignation qui sera examinée le 12 juin au TGI d'Aix concerne André Vasarely, Pierre Vasarely au titre de son père Jean-Pierre, décédé en 2002, ainsi que Michèle Taburno-Vasarely, deuxième épouse de Jean-Pierre. Cette dernière, installée à Chicago (Etats-Unis), représentait alors les intérêts des fils du peintre et a présidé la fondation en 1995-1997.
La fondation réclame la restitution des tableaux ou leur remboursement et le paiement de 5 millions d'euros de dommages-intérêts par Mme Taburno-Vasarely.
"L'arbitrage respectait les lois successorales", a déclaré à l'AFP par téléphone Mme Taburno-Vasarely qui s'est dite "pas au courant" et compte se faire représenter par son avocat.
Seules 42 oeuvres monumentales subsistent dans le bâtiment aixois de la fondation, inauguré en 1976 et inscrit à l'inventaire des monuments historiques. La partie installée à Gordes a fermé en 1996. La fondation est reconnue d'utilité publique depuis sa création en 1971.
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