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Lundi 12 mai 2008

Pezet : "A Aix, l'opposition se retrouve dans la majorité"

 

Deux mois après l'élection, Michel Pezet commente la vie politique

 

L'hiver dernier, Michel Pezet était, sinon le favori de l'élection municipale, du moins l'un des candidats susceptibles de faire pencher la balance.
Arrivé au 1er tour en 4e position avec à peine plus de 10%, il avait appelé au second tour à voter pour le candidat PS Alexandre Medvedowsky. Deux mois après l'élection, il revient sur la campagne. Et envisage l'avenir.

- Quel regard portez-vous sur les premières semaines de fonctionnement du nouveau conseil municipal ?
Michel Pezet : Je note que l'opposition pure et dure du mandat précédent et de la campagne, se retrouve maintenant dans la majorité de la CPA -avec un poste de vice-présidence- et associée aux décisions de la mairie. C'est d'autant plus curieux que cela émane des mêmes qui, pendant la campagne, se drapaient dans leur vertu pour refuser toute discussion avec de Peretti, au motif qu'il avait sur sa liste des gens de l'UMP. Et maintenant, ces mêmes personnes sont avec la mairie ! Il en résulte une confusion, un mélange de tout, qui fait que la politique est devenue un vrai salmigondis.

- Stéphane Salord a déposé un recours en annulation de l'élection. S'il aboutit, que ferez-vous ?
M. P. : Il faut considérer les situations au moment où l'on y est. Il est incontestable que la municipalité a été élue alors que plus de 55% des électeurs ne voulaient pas d'elle. Elle est minoritaire, mais élue. S'il y a invalidation de l'élection, j'espère que ceux qui critiquent la municipalité arriveront à s'unir pour la battre.

- Mais vous ne m'avez pas tout dit : repartirez-vous en campagne ?
M. P. : (sourire) Ça me titille…

- Votre candidature à Aix était-elle un coup isolé, ou est-elle appelée à avoir des prolongements ?
M. P. : Mon engagement à Aix se concrétise dans le temps par une présence plus importante, notamment professionnelle. Je compte aussi créer un cercle, un club de réflexion issu de la liste "Aix Avenir". Je souhaite aussi faire émerger des personnes plus jeunes, s'inscrivant dans l'optique des prochaines municipales.

- Avec le recul, que pensez-vous de votre campagne ?
M. P. : Je suis satisfait de la façon dont elle a été réalisée, ainsi que de notre programme. L'erreur est d'avoir sous-estimé les logos politiques. Les gens ne raisonnaient plus selon l'intérêt de la ville, mais selon le clivage: pour ou contre Sarkozy.

- Pourtant, de Peretti a réussi à réunir sur sa liste des pros et des anti…
M. P. : Justement ! De Peretti était -avec Castronovo et di Meo - le seul opposant au maire. Il a travaillé pendant sept ans, tiré des sonnettes, réuni des commissions. Il part très fort dans les intentions de vote. Puis c'est la dégringolade.

- Pourquoi ?
M. P. : A cause de ses alliances politiciennes : l'UMP et les Verts, c'était l'alliance de l'eau et du feu, un mélange qui ne pouvait pas marcher. Il aurait dû rester sur une ligne de personnes nouvelles, continuer de jouer la compétence… Mais il est facile de commenter, après coup, les erreurs des uns, des autres, y compris les miennes, comme celle d'être parti en campagne un peu tard.

- Et Medvedowsky ?
M. P. : Que pensez-vous du fait que, sur les trois premières séances du conseil municipal, il ait manqué la deuxième et la troisième ? Ah, il était à la première ? Au conseil général, ça fait quelques années que nous n'avons plus l'heur de le voir...

 

Par Paul-Henry Fleur ( phfleur@laprovence-presse.fr )

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Mardi 18 mars 2008

Aix : quand Pezet et Picheral jouent à qui perd gagne

 

Longtemps, Picheral a laissé entendre aux électeurs de gauche qu'il leur faudrait voter de Peretti au second tour. Les électeurs ne l'ont pas suivi. Et Maryse a gagné.

 

Piche.jpgMunicipales Aix - Sept cent cinquante-sept voix, soit 1,34% des suffrages, c'est l'écart qui a permis à Maryse Joissains de l'emporter dimanche. Et le fossé qui empêche encore Alexandre Medvedowsky de s'installer à la mairie. Il en va ainsi de la vie politique : c'était lui le patron, c'est donc lui qui a perdu.

 

Positionnement politique depuis 2001, stratégie de précampagne, composition de la liste, présence sur le terrain… On pourra trouver dans chacun de ces domaines des raisons à sa défaite. Mais c'est d'abord au sein de la famille socialiste que la dynamique de l'échec s'est enclenchée à rebours des espoirs de Medve. Avec dans le rôle du mauvais génie, l'ancien maire Jean-François Picheral. Qui n'a jamais endossé la responsabilité de l'échec de 2001, préférant aller chercher à Marseille l'instrument de sa petite vendetta aixoise, en l'occurrence Michel Pezet.

 

L'idée était alors de l'imposer comme leader du PS aixois et d'éliminer du même coup l'ex-dauphin Medvedowsky, que Picheral tient toujours pour principal responsable de la défaite de 2001. Sauf que Medve ne s'est pas laissé faire. Mais il eut beau gagner le combat en interne, Picheral et Pezet n'ont pas démordu pour autant, sûrs de pouvoir rafler la mise le moment venu, même au prix d'une alliance avec De Peretti. Des mois durant, ils ont d'ailleurs agi comme si leur seul adversaire dans cette élection s'appelait Medvedowsky, avant que Pezet ne rectifie le tir et concentre ses attaques sur Maryse Joissains, à partir de janvier. Sans doute un peu trop tard.

 

Comme l'appel à voter Medve signé par Pezet il y a tout juste huit jours. Et deux jours plus tard pour Picheral. L'occasion de vérifier qu'à Aix, la gauche n'est capable de prendre la ville que dans des circonstances exceptionnelles et seulement si elle part unie au combat. En 2008, elle était loin du compte.


Par Hervé Vaudoit (hvaudoit@laprovence-presse.fr), le mardi 18 mars, © José Nicolas

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Mardi 18 mars 2008

Communiqué de presse de l'équipe « Aix à venir »

 

mardi 18 mars 2008

 

Commentaires et conclusions de l’équipe « Aix à venir » à propos des résultats de l’élection municipale d’Aix-en-Provence

 

L’échec de la gauche au second tour de l’élection municipale d’Aix est celui d’une stratégie d’union de toutes les gauches dans une ville dont la sociologie électorale se situe à une écrasante majorité à droite et au centre. Le reste ne serait que littérature si les peintres en bâtiment de l’histoire officielle ne tentaient déjà de recouvrir ce fait à coups de rouleaux trempés dans des seaux de contre-vérités.

 

La division de la gauche en trois listes n’explique en rien cet échec. Si cette division a pu nourrir la chronique au cours de la campagne, l’analyse du vote du second tour montre que la liste « Aix pour Tous » a fait largement le plein de nos voix du premier tour, grâce à notre appel inconditionnel à voter pour elle, et malgré l’extrême légèreté politique avec laquelle elle a traité les différentes propositions d’alliance qui lui on été faites après le premier tour pour engager une dynamique de victoire.

 

La gauche, et singulièrement le parti socialiste à Aix, doivent maintenant tirer les leçons de cet échec. Au sein de « Aix à venir », ceux de ses membres qui adhèrent ou sont proches du parti socialiste, souhaitent engager un dialogue constructif avec tous ceux qui partagent aujourd’hui l’idée d’une gauche ouverte.

L’avenir de la gauche, à Aix comme ailleurs, passe par la constitution d’une force suffisamment confiante dans l’universalité de ses valeurs essentielles pour risquer de les partager et de les défendre au delà d’une frontière politique héritée d’un siècle révolu.

 

En parvenant à dépasser 10% au premier tour de l’élection municipale, en rassemblant plus de 5000 électeurs autour d’un projet ambitieux et d’une équipe cohérente et ouverte, « Aix à venir » a initié un mouvement qui ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

 

Merci aux aixois qui nous ont apporté leur vote et leur confiance.

 

L’équipe de Aix à venir

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Mercredi 12 mars 2008
L'Aix-dissident laisse place au PS

 

Michel Pezet, dissident PS, tête de la liste Aix à venir (DVG), a annoncé hier qu'il se retirait de l'élection municipale. La liste divers gauche avait fait une proposition au PS pour fusionner leurs listes. « Face à l'absence de réponse, nous considérons que le PS refuse notre proposition, a indiqué Michel Pezet. Les électeurs ne sont pas liés par nos recommandations, mais nous appelons ceux qui nous ont fait confiance à voter au second tour pour la liste Aix pour tous [d'Alexandre Medvedowsky, PS] », a-t-il ajouté.

 

La liste PS pourrait alors remporter 39 % des voix, face à la maire sortante (UMP) Maryse Joissains-Masini qui a engrangé dimanche 33,81 % des voix. Le soir du premier tour, Michel Pezet avait proposé une union des trois listes d'opposition PS, DVG et MoDem. Malgré l'accord de ce dernier parti, mené par François-Xavier de Peretti, et les discussions engagées avec Alexandre Medvedowsky, l'union n'a pas abouti. Le candidat socialiste a exclu tout rapprochement avec le MoDem. « M. de Peretti a mis en place une démarche politique visant à constituer une autre liste de droite avec une quinzaine de membres de l'UMP », a-t-il expliqué. Hier matin, avant de prendre la décision de se retirer, Michel Pezet a déploré ce choix. « Cette proposition portait la meilleure possibilité de reprendre la municipalité à l'équipe en place, en regroupant les deux tiers des électeurs. »

 

Amandine Rancoule - ©2008 20 minutes

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Mardi 11 mars 2008

La liste « Aix à Venir » se retire et appelle à voter pour la liste « Aix pour Tous » afin de battre la municipalité sortante

 

Tôt ce matin nous avons fait une proposition à Alexandre Medvedowsky pour une fusion de nos listes respectives. Cette proposition rappelait notre attachement à cinq projets de notre programme que nous avons développés au cours de la campagne :

Une politique sociale d'envergure, le projet de couverture partielle de l'A51, la piétonisation du centre ville, le développement d'équipements sportifs pour tous, la création d'un festival d'hiver (la nuit des savoirs et des lumières).

 

Par ailleurs, nous avons évoqué une liste de noms à intégrer à la liste de deuxième tour d'Alexandre Medvedowsky afin de concrétiser cette alliance.

 

A 15h30, face à l'absence de réponse de la part d'Alexandre Medvedowsky nous considérons qu'il refuse notre proposition.

 

En conséquence, après avoir réuni l'ensemble des colistiers de la liste « Aix à venir » nous avons pris la décision de nous retirer de l'élection municipale d'Aix-en-Provence.

 

« Certes, nous savons que les électeurs ne se considèrent pas comme liés par les recommandations des responsables politiques. Nous appelons toutefois celles et ceux qui nous ont fait confiance à voter au second tour pour la liste « Aix pour tous » qui apparaît comme la mieux placée pour battre la municipalité sortante. »

 

Michel Pezet

 

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Lundi 10 mars 2008
L'appel de Michel Pezet à l'union des trois listes d'opposition à Maryse Joissains a été entendu

Suite à l'appel à l'union des trois listes d'opposition lancé par Michel Pezet dès l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales à Aix-en-Provence, la liste « Génération Aix » de François-Xavier de Peretti a été la première à réagir positivement dans la nuit.
 
Pour sa part la liste « Aix pour tous » d'Alexandre Medvedowsky a également répondu à l'appel de Michel Pezet, une réunion a eu lieu cet après-midi à Aix entre Alexandre Medvedowsky et Michel Pezet. Monsieur Medvedowsky faisant part de sa volonté de bâtir une liste à deux et non à trois.
 
Quoiqu'il en soit, en moins de 24h l'appel de Michel Pezet a donc été entendu par les deux autres listes d'opposition à Maryse Joissains. Une liste à trois est donc une idée qui séduit et qui fera que les deux tiers des électeurs qui refusent un deuxième mandat de Maryse Joissains se mobiliseront pour le deuxième tour.
 
L'équation aixoise est en effet d'une simplicité mathématique. Maryse Joissains sait que seule l'addition des forces de l'opposition unie fera barrage à sa réélection. 

Michel Pezet, liste Aix à Venir
par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Dimanche 9 mars 2008

A Aix, Michel Pezet, dissident de gauche, vient d'appeler à un rapprochement des trois listes du centre et de la gauche (Medvedowsky, Pezet et de Peretti) contre la maire sortante UMP Maryse Joissains.

Selon nos premières estimations, quatre listes sont susceptibles de se maintenir au second tour. Maryse Joissains obtient 33%, Alexandre Medevedowsky (PS) 29%, François Xavier de Peretti (liste d'union - MoDem) 20% et Michel Pezet (divers gauche) 10%.
 

La Provence
par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Samedi 8 mars 2008


55491cc08038cabde469cf42ffcf6b00.jpgUn concert de musique arabo-andalouse clôturait hier soir le dernier meeting de Michel Pezet, le dissident socialiste, à la salle du Bois de l’Aune. Un lieu hautement symbolique pour la liste Aix à venir, qui considère qu’il est « naturel pour un candidat de gauche de terminer la campagne », dans ce quartier populaire du Jas de Bouffan.


« Ne pas considérer les problèmes sociaux comme dossier numéro un dans une ville, c’est presque être coupable », accuse Michel Pezet. Le ton est donné pour cette ultime réunion publique avant le premier tour. Durant une heure et demi, l’ancien avocat ne décolère pas, dénonçant « l’irresponsable politique » de Maryse Joissains. La liste des griefs est longue : l’abandon des quartiers périphériques d’Aix, la fermeture du centre social à Besson, la suppression de la maison de la solidarité créée par l’ancien maire Jean-François Picheral, etc.
Le « coup de gueule » de Michel Pezet ne s’arrête pas là. Il revient sur le problème des faibles retraites des personnes âgées qui n’ont pas les moyens de vivre correctement : « Avec 700 euros de retraite et 350 euros de loyer, comment font-ils pour vivre ! ». Pour le candidat de gauche, le budget social de la ville « doit être le plus grand qui soit ».
Dalle-Est-Ouest.jpgL’objectif est clair pour Michel Pezet : réparer la fracture géographique et sociale. « Donnons-nous les moyens pour que les gens de Puyricard, des Milles, du centre-ville historique… se sentent de la même ville ! », clame le leader de la liste Aix à venir. Et comment compte-t-il s’y prendre ? Par la couverture partielle de l’autoroute A 51 de part et d’autre de la route de Galice, qui permettrait de recoudre le tissus urbain. Ce plan local d’urbanisme aura été le fil rouge de la campagne de Michel Pezet et Jean-François Picheral. Un projet qu’ils considèrent « réaliste et pas mythique ».

L'heure est aux quolibets 

Des ambitions concrètes et réalisables. Voilà ce dont se targue le dissident socialiste. Attaquant clairement son adversaire direct, Alexandre Medvedowsky, de la liste PS, Michel Pezet considère « qu’être à gauche c’est rencontrer les gens en étant authentique avec eux et ne pas promettre ce qu’on ne peut pas tenir ». Il va même plus loin suggérant une certaine complicité entre le candidat socialiste et la maire actuelle, Maryse Joissains. Décidément, les moqueries vont bon train ce soir, au plus grand plaisir de l’assistance amusée.
L’humour cacherait-il une certaine tension ? On peut l’imaginer car les résultats du premier tour riquent d’être serrés. Le combat s’annonce rude. Mais Michel Pezet est loin de s’avouer vaincu : « une élection ça se gagne à la sortie des urnes ».
 
Déborah Berlioz et Magali Delivet 
par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Vendredi 7 mars 2008

Michel Pezet se lâche enfin!


undefinedPour son avant-dernier meeting mercredi 5 mars, Michel Pezet, candidat de gauche aux élections municipales soutenu par Jean-François Picheral, ancien maire d’Aix-en-Provence, a décidé de jouer la carte du projet concret. En l’occurrence, la couverture partielle de l’A51 pour recoudre le tissu urbain.

« Pas besoin de trompettes, de banderoles ou de flonflons pour vous chauffer les oreilles », souligne Michel Pezet avec un sourire. « Nous, on a fait dans le très sérieux, mais avec le sourire. » Hier soir, au Centre des Congrès à Aix-en-Provence, le candidat socialiste dissident semblait vouloir justifier son style de campagne moins tape-à-l’œil que ses concurrents.
Et pourtant, c’est dans la bonne humeur que Michel Pezet et Marcel Masson, ingénieur géologue et expert environnemental, ont exposé leur projet phare : la couverture partielle de l’autoroute A51 de part et d’autre de la route de Galice, qui sépare aujourd’hui Aix centre et Aix ouest. Selon le spécialiste, « depuis les années 1980, les responsables de l’aménagement urbain ont privilégié Aix centre ». Aujourd’hui, l’idée est de remédier à la coupure « physique et psychologique » entre les habitants du centre et les autres. Comment ? « Structurer la ville pour permettre le raccordement entre ces deux morceaux », explique Marcel Masson. « Il n’est pas normal qu’un habitant du Jas de Bouffan ne se sente pas Aixois. Il faut réparer la fracture géographique et sociale, redonner de la vie aux quartiers et aux villages », clame le candidat avec véhémence.



Une initiative concrète


Critiquant allègrement ses adversaires politiques pour leur manque de projets réels, Michel Pezet était d’autant plus enthousiaste de présenter à ses futurs électeurs cette initiative concrète qu’elle permettra également d’ouvrir des parcs à la charnière entre les deux espaces urbains, et de libérer des hectares constructibles pour accueillir de nouveaux ensembles. Le candidat parle d’un nouveau conservatoire de musique, d’un futur palais des congrès ou encore d’un hôtel de la communauté du pays d’Aix. « Oui, ça prendra du temps. Nous avons conscience que ce projet devra être examiné pendant longtemps. S’il se réalise, ce ne sera pas avant dix ou quinze ans », tempère Michel Pezet, pourtant survolté ce soir.

Maniant avec adresse l’humour caustique et les jeux de mots, le candidat avait conquis la salle en fin de soirée. Entre deux éclats de rire, le public s’est même levé pour applaudir la tête de liste à la fin de son discours. Un comportement qui rompt avec son image habituelle d’homme calme et sérieux, voire distant. A quatre jours du premier tour, il était temps !


Magali Delivet et Camille Séguy

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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Vendredi 7 mars 2008

Pezet rêve de "recoudre la ville"


Michel Pezet a expliqué devant 500 personnes les fondements de son projet pour relier les quartiers au centre, ironisant avec finesse sur les faux-pas de ses adversaires.

 

Michel Pezet a expliqué devant 500 personnes les fondements de son projet pour relier les quartiers au centre, ironisant avec finesse sur les faux-pas de ses adversaires.Municipales Aix : Il la revendique comme "la seule idée qu'il a vu apparaître dans la campagne", et c'est autour d'elle qu'il a bâti son discours, comme une de ses brillantes plaidoiries: "recoudre la ville". La salle Carnot a fait le plein hier soir pour cet ultime meeting, axé sur le projet urbanistique porté par l'équipe de Michel Pezet. Et c'est à l'homme de l'art, Marcel Masson, ingénieur géologue, qu'il a laissé le soin de le présenter. Dans l'esprit plus que dans les détails.


Aix-simulation-projet-de-renouvellement-urbain.jpgL'idée force est de "relier les grands quartiers au centre" en couvrant l'autoroute A 51, de façon à récupérer une dizaine d'hectares. Un espace à aménager, principalement en parcs urbains, qui raccordera les deux morceaux de ville séparés. "Un trait à tracer", dira le candidat, pour intégrer des populations qui se sentent aujourd'hui écartées. Un espace où réimaginer des équipements futurs. Pourvu qu'ils soient "de qualité et favorisent la rencontre, en tenant compte du quotidien".


Usant élégamment de la métaphore, l'avocat a séduit hier soir en plaidant l'humanité de sa campagne: "Faire de la politique, c'est se dire: je participe à la vie des autres, j'essaie de voir comment je peux l'améliorer". En défendant la culture comme un fondement, "offrons-leur la capacité à rencontrer le beau". Préférant l'ironie légère aux attaques vindicatives, il a déclenché les rires en évoquant "un adjoint aux sports qui visite des hôtels particuliers" plutôt que d'aller voir l'état des gymnases, ou raillant l'illégalité d'un bilan distribué tardivement "Sans doute un problème d'imprimerie".


Il a enfin parlé sobrement de ses rencontres de campagne avec "la solitude, ceux qui ont peur, ceux qui souffrent", qu'il veut prendre en compte pour avancer dans le rapport social.


Cathy Versini,
Publié le jeudi 6 mars 2008, © K.V.

par Marc publié dans : Aix à Venir - Michel Pezet
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